Elles seront envisagées en fonction du rapport bénéfice/risque : on n'appareille que lorsque le bénéfice attendu est supérieur aux risques encourus. En effet, une orthèse est un traitement comparable à un médicament : comme tout traitement, elle comporte donc des effets secondaires et indésirables. Notamment, elle peut provoquer des douleurs par points d'appuis excessifs, qui doivent conduire à cesser de la porter et à recontacter au plus vite le thérapeute qui l'a fabriquée ou délivrée, de manière à modifier l'orthèse autant de fois que nécessaire, quitte à la refaire.

Les orthèses (ou attelles) peuvent avoir plusieurs buts différents :

  • Corriger une posture (orthèse de posture)
  • Réduire des douleurs (orthèse de repos ou d'immobilisation)
  • Aider à retrouver une meilleure fonctionnalité (orthèse de fonction)

Il y a trois grands types d'orthèses :

1. Les orthèses de série, qui peuvent être délivrées par les pharmaciens, les kinésithérapeutes et les ergothérapeutes, qui peuvent éventuellement les modifier pour mieux les adapter au patient. Le thérapeute doit éduquer le patient à la façon de poser, retirer et entretenir son orthèse, et rester à sa disposition en cas de problème.

2. Les petites orthèses sur mesure, temporaires, fabriqués en plastique thermoformable basse température (80°C) : elles peuvent être faites également par certains pharmaciens, kinésithérapeutes ou ergothérapeutes qui y sont accoutumés : en effet, les compétences acquises lors des études doivent être entretenues et améliorées pour qu'un thérapeute soit vraiment compétent en matière d'appareillage.

3. Les grandes orthèses sur mesure, plus durables et/ou fabriquées avec des plastiques hautes températures ou sur moulages : seuls les ortho-prothésistes sont compétents pour ces orthèses ; bien entendu ils sont également les professionnels les plus compétents pour tous types d'orthèses.

Les orthèses peuvent être statiques (immobilisant une ou plusieurs articulations) ou dynamiques, en fonction des résultats attendus.

Dans la SLA, on trouve notamment :

Les releveurs de pieds statiques ou dynamiques : ils visent à pallier le déficit des muscles releveurs des pieds et ainsi à limiter le steppage (boiterie qui fait que le pied bute sur les obstacles) ; autant que possible on utilisera les orthèses dynamiques, qui respectent le schéma de marche naturel, et on se tournera vers les orthèses statiques seulement quand les premières seront mal tolérées.

Les orthèses de cou classiques : ce sont les colliers cervicaux de type 1, 2, 3 ou 4 (du plus souple au plus contraignant), qui visent à limiter la tête tombante et les douleurs cervicales.

Les orthèses de cou aérées : ce sont les colliers cervicaux les plus légers, qui peuvent être mieux tolérés car moins chauds.

Les orthèses de cou dynamiques : elles sont souvent mieux tolérées car moins contraignantes, et permettant de tourner la tête ; en revanche elles sont moins efficaces pour soutenir la tête tombante.

Les orthèses de main : elles visent soit à aider une fonction (pince pouce-index pour la C-bar, ou flexion des doigts pour l'orthèse antébrachio-palmaire), soit à limiter des douleurs (orthèse pour rhizarthrose), soit à posturer une ou plusieurs articulations, afin d'éviter des déformations qui à long terme deviendront douloureuses :

Les orthèses d'épaule : elles visent à soutenir les épaules qui deviennent douloureuses car elles ne sont plus soutenues par les muscles.