Le NP001 avait soulevé certains espoirs il y a quelques années quand Neuraltus avait présenté les résultats de la première étude publiée en 2015.

Cette molécule qui module la neuro inflammation avait rendu des résultats négatifs, mais l’étude d’un sous-groupe de patients, présentant biologiquement un profil inflammatoire (rare dans la SLA) avait suggéré que celui-ci pouvait représenter le groupe « bon répondeur » au traitement. Il est vrai que les arguments scientifiques étaient assez faibles. A Los Angeles, lors du congrès de l’Association Américaine de Neurologie, la grand-messe des neurologues mondiaux, une étude de phase IIB incluant 138 patients n’a en fait pas montré d’effet positif, sur une population très ciblée, ni sur le handicap global (échelle ALSFRS-R), ni sur le plan respiratoire.