• We searching for a long time a blood biomarker, which would facilitate the diagnosis and better know the prognosis of the disease. The latter is very variable from one individual to another, ranging from a few months to more than 40 years.

  • Nous cherchons depuis longtemps un biomarqueur sanguin, qui permettrait de faciliter le diagnostic et de mieux pouvoir connaître le pronostic de la maladie. Ce dernier est très variable d’un individu à l’autre, allant de quelques mois à plus de 40 ans.

  • Le Tirasemtiv a été évalué en phase III, après que la phase II a montré un ralentissement de près de 50% de l’aggravation de la capacité vitale lente, un paramètre important du handicap respiratoire dans la maladie. Cette phase II était toutefois réalisée sur 3 mois, ce qui est très court et expose à d’importants faux positifs (terme scientifique pour prendre des vessies pour des lanternes !). Ce fut hélas le cas car la phase III n’a montré absolument aucune différence avec le placebo. Le laboratoire Cytokinetics avait dans l’intervalle développé une molécule apparentée, mieux tolérée, qui est maintenant en phase II aux USA. A suivre...

  • C’est un des grands enjeux d’un avenir que l’on espère proche. Le rôle de la protéine SOD1 qui se misfolde et devient toxique est bien démontré (cf actualités) et le blocage du gène SOD1 transforme le pronostic de l’animal en particulier à l’aide d’un vecteur viral. Des études sont prévues, certaines en cours, plusieurs structures sont impliquées en Amérique du Nord comme en Europe et même en France.

  • Les travaux sur le mode de propagation de la SLA selon le modèle de type prion sont de plus en plus nombreux. Les chercheurs ont identifié la forme prionisée de la protéine SOD1, on dit misfoldée (misSOD1). SOD1 est la principale protéine produite par les neurones moteurs, près de 25% des protéines de cette cellule sont de la SOD1. Cette enzyme sert à détoxifier la cellule des radicaux libres oxygénés qu’elle transforme en eau. Ainsi au plus la cellule a une activité forte, au plus elle doit produire SOD1, et dans ce contexte elle augmente son risque qu’une molécule de SOD1 se misfolde. On ne connait pas à ce jour les conditions, les raisons de ce misfolding, beaucoup de facteurs peuvent entrer en ligne de compte, internes et externes à la cellule.

  • Le NP001 avait soulevé certains espoirs il y a quelques années quand Neuraltus avait présenté les résultats de la première étude publiée en 2015.

  • Les pistes thérapeutiques sont nombreuses en effet, car pour agir sur le processus il existe beaucoup de voies :

  • C’est un sujet qui nous vaut de nombreuses questions aussi bien des patients que de leurs familles. Il semblait important de l’évoquer ici car l’espoir que suscitent les cellules souches dans le public contraste énormément avec l’absence totale de résultat chez l’homme en Neurologie, alors que pour d’autres spécialités comme l’hématologie, la gastro entérologie ou la dermatologie, les résultats sont souvent déterminants.

    Les cellules souches sont des cellules de l’organisme qui restent dans un état dit « non ou peu différencié » dans l’attente de pouvoir être « recrutées » par l’organisme pour remplacer d’autres cellules mourantes ou déficientes. C’est pourquoi elles permettent par exemple de reconstituer les lignées de globules blancs par exemple après injection dans le sang (greffe de moelle osseuse), ou bien de « fabriquer » de la peau dans une boite de Petri.

    Les études chez l’animal ont donné des résultats encourageants !

  • Les avancées récentes sont non seulement importantes mais directement reliées entre-elles pour, d’une part, donner une explication du processus d’évolution de la maladie et, d’autre part, pour espérer traiter les malades et potentiellement les sujets porteurs de mutations géniques encore asymptomatiques.

  • Une nouvelle voie pour avoir la SLA et/ou pour expliquer sa diffusion 

    Qu'est-ce qu'une maladie à prion ? La plus classique est la maladie de Creutzfeldt-Jakob, dans laquelle le prion, une protéine naturelle, voit sa structure modifiée et acquiert des propriétés qui vont enclencher une cascade de mort cellulaire. Puis, cette protéine va diffuser aux autres cellules nerveuses qui vont ensuite mourir de proche en proche.

  • Ce sont deux travaux qui ont été présentés avec les virus AAV. L'idée à l'aide de ces virus est d'utiliser un fragment d'ADN qui bloque la protéine SOD1 que l'on suspecte capable de faire diffuser la maladie.

    Le Pr Kaspar, USA, a mis au point un virus, AAV9, qui peut infecter le système nerveux à partir d'une injection intraveineuse.

  • L'amyotrophie spinale (ASI) est une forme héréditaire de maladie du motoneurone qui est due à une délétion du gène SMN1. La maladie est terrible dans sa forme la plus sévère puisque les enfants décèdent avant leur première année.

    Depuis 2 ans un essai est conduit aux USA avec le virus AAV9, mis au point par le Pr Kaspar